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Le Secrétaire de Section : Pascal Dizengremel

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- Dimanche 22 avril et 6 mai 2012 : 1er et 2ème tour des présidentielles

 

- Dimanche 10 et 17 juin 2012: élections législatives

 

Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 10:21

C'est dans une salle des fêtes André-Pommery comble que Lionel Ollivier, maire de Clermont, a présenté ses vœux, vendredi soir. Si l'année 2009 fut marquée par de nombreux travaux et réalisations, à l'image du centre socioculturel, ou encore de la rénovation du centre-ville, 2010 s'annonce, elle aussi, chargée.

La consolidation des ruines du donjon médiéval sera poursuivie, avec le dégagement des éboulis et la réfection des murs. Un million d'euros a déjà été consacré à cette tâche, financée à 50 % par le Département et à 30 % par l'État. « Des parties encore inconnues jusqu'alors ont été découvertes sur et sous le bâtiment, a révélé le maire. Une nouvelle campagne est à l'étude cette année, pour une enveloppe estimée à 500 000 €. Si nos partenaires financiers suivent, nous aboutirons à nos souhaits : rendre accessible au public et faire revivre le sommet de notre colline, à l'origine de la ville de Clermont. »

Le projet de restauration du parc du Châtellier voisin doit, cette année, faire l'objet d'un montage administratif et financier. « Le site étant classé, les autorisations de travaux doivent recevoir l'aval du ministère de la Culture. Là encore, le contexte budgétaire des uns et des autres sera maître du calendrier de ce projet que nous ne pouvons porter seuls.

 

Suivre le lien pour la suite de l'article du Courrier Picard du mercredi 13 janvier:
CLERMONT: Les priorités de 2010 : aménagement et sécurité

voeux papa

Par Section Clermont - Publié dans : locale
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 15:59

Avec nos régions, construisons un avenir plus juste

Les 14 et 21 mars prochain, vous choisirez les femmes et les hommes chargés de conduire vos Régions. Dans la crise économique, sociale et environnementale que traverse le monde, nous souhaitons passer avec vous un contrat ambitieux et réalisable fixant les engagements que nous prenons pour les six années à venir. Ces orientations seront adaptées par chaque région en fonction de ses moyens.

Nous voulons des régions :

- pour préparer l’avenir
- pour combattre le chômage et créer des emplois
- pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique
- pour aider les jeunes
- pour défendre et développer les services publics
- pour garantir la solidarité entre les territoires et les citoyens

Notre méthode : la démocratie locale pour un pacte de confiance avec les citoyens.

Aujourd’hui, la droite veut recentraliser, réduire les services publics et tout contrôler depuis Paris. Au nom d’un projet de société fondé sur les principes de liberté, d’égalité, de solidarité, de laïcité, de démocratie, nous proposons aux Français un nouveau contrat démocratique avec les citoyens. Parce que nous pensons que les citoyens sont les meilleurs experts de leur vie, nous voulons qu’ils soient co-auteurs des politiques publiques avec leurs élus et les acteurs de la democratie sociale (syndicats, associations...).

Nous nous engageons à faire vivre nos régions de manière démocratique. Nous développerons la démocratie participative sous toutes ses formes. Nous nous appuierons
sur les conseils locaux de développement, largement ouverts aux citoyens à l’échelle des
bassins de vie, afin d’améliorer la qualité de la démocratie et la cohérence de nos choix
d’aménagement et de développement, en lien avec les partenaires sociaux.

Nous mettrons en place des fonds participatifs des habitants (FPH) permettant de réaliser des projets à l’initiative des habitants, en particulier pour le sport et la culture.

 

Par Section Clermont - Publié dans : Régionale
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 12:16
Rendez- vous le samedi 30 janvier 2010, à 14h30, pour le lancement des élections régionales avec Claude Gewerc à la Mégacité d'Amiens!

Venez nonbreux!!!
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Par Section Clermont - Publié dans : Régionale
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 11:49

Dans le courrier picard du samedi 9 janvier 2010,

Dans l'entourage de Claude Gewerc, président du conseil régional de Picardie, on reste serein face aux commentaires de la droite : « La note se suffit à elle-même ! Elle est à la fois dans une perspective de moyen et de long terme. Pour le court terme, nous avons une des meilleures notes financières. On est loin d'être en faillite ! Après, le reste n'est que polémique électorale ! Quand Mme Cayeux dit que ce n'est qu'une photo, c'est plus que cela ! Pour les perspectives à venir, nous sommes très conscients des risques qui pèsent avec la réforme de la taxe professionnelle. Mme Cayeux est gênée, car elle ne sait pas comment sortir du procès qu'elle nous a fait. Nous avons lancé un emprunt de 450 millions d'euros. Il n'y a pas de dérapage sur l'emprunt, même s'il y a eu cette année baisse des recettes fiscales liées à la crise. Nous ne sommes pas du tout dans une logique de faillite ! »

Claude Gewerc : « On est loin d'être en faillite ! Après, le reste n'est que polémique électorale ! » (Archives)

claude

Par Section Clermont - Publié dans : Régionale
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 11:37

Voici le discours du Maire de Clermont prononcé lors de la cérémonie des voeux du vendredi 8 janvier 2010 (en intégralité) :

Monsieur le Sous-préfet,

Monsieur le Sénateur,

Monsieur le Président du Conseil Régional,

Monsieur le Président de la Communauté de Communes,

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les représentants des administrations et des entreprises,

Mesdames, Messieurs, chers concitoyens,

 

 

Je vous remercie d’être venus si nombreux encore, cette année, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux.

 

Permettez-moi, au nom de la Municipalité, et en mon nom personnel, de vous souhaiter une très bonne année 2010. Qu’elle vous apporte santé et sérénité.

 

Je souhaite également à Clermont et à son territoire, de poursuivre son développement, dans un contexte qui s’annonce difficile sur le plan économique, et agité d’un point de vue administratif.

 

La cérémonie des vœux du Maire est un exercice délicat, attendu par la population, comme par nos partenaires institutionnels.

 

Depuis de nombreuses années, à Clermont, il s’agit d’un moment fort de la vie locale.

 

J’ai souhaité continuer dans cette tradition, parce que j’y accorde, moi-même, une importance particulière, dans la fonction élective que j’occupe depuis bientôt six ans.

 

Je refuse d’en faire un exercice d’autosatisfaction, d’autocélébration. Je refuse d’en faire également, vous commencez à me connaître, une parenthèse  consensuelle, où soudainement on pourrait croire que tout le monde est uni pour le bien commun.

 

Le discours des vœux est là pour montrer la cohérence de l’action municipale, pour retracer les grandes lignes d’une politique qui pourrait, au quotidien, apparaître comme une suite de décisions sans liens.

 

Nos idées-forces demeurent les mêmes, celles qui ont été présentées et approuvées par une large majorité de Clermontoises et de Clermontois en 2008.

 

Or, la pratique politique locale est, quoiqu’on en dise, suspendue à une réalité économique globale et à un contexte politique national, que l’on ne peut ignorer, sans tomber dans l’hypocrisie et le double langage.

 

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L’aube d’une année nouvelle est, généralement pour chacun, l’occasion de tirer un bilan de ce qui a été réalisé, et de tracer des perspectives de ce qui reste à accomplir.

 

Il s’agit donc de prendre de la hauteur par rapport au travail quotidien, tout en restant cependant les pieds bien ancrés dans la réalité.

 

Bilan et perspectives, c’est ce que, Elisa et Pierre, élus du conseil municipal enfants, nous ont présentés, avec leurs mots, il y a quelques instants. Leurs actions sont concrètes, utiles aux plus jeunes comme à l’ensemble de la population.

Soyez persuadés que les élus adultes gardent le même enthousiasme, le même volontarisme, même si les projets que nous menons sont parfois plus longs et plus compliqués à faire naître.

 

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Alors des réalisations à saluer, l’année 2009 en a été plutôt riche. Je ne reviendrai dessus que rapidement, en rappelant essentiellement quelques chiffres, là aussi pour garder contact avec la réalité et placer ces innovations dans un contexte budgétaire précis.

 

Nous avons eu la fierté d’inaugurer cette année notre centre socioculturel, dans un quartier des Sables rénové par les travaux de l’OPAC, pour lesquels, avec la communauté de communes, nous avons apporté notre contribution.

 

Le centre socioculturel de Clermont est déjà, après quelques mois d’activités, un lieu reconnu, où les associations, les jeunes, les familles, trouvent accueil, écoute et disponibilité, propices aux rencontres, aux regards croisés, aux échanges, bref à ce qui peut faire vivre les gens ensemble.

 

L’écueil, dans lequel l’équipe de professionnels ne devra pas tomber, est de deux ordres : ne pas sombrer dans la routine, en cherchant toujours des idées innovantes dans les projets des uns et des autres, et ne pas gérer un lieu où beaucoup de monde se croiserait certes, mais sans vraiment jamais se rencontrer. C’est un défi difficile, dans une société où prime l’individualisme. Mais c’est un travail nécessaire pour maintenir, à notre échelle locale, la cohésion de la société.

 

Nous avons consacré et consacrons chaque année des efforts budgétaires importants à cette cause, car elle est la traduction de notre volonté de faire de Clermont une ville active où chacun peut trouver loisirs, activités, rencontres culturelles à son goût.

 

La construction et l’aménagement intérieur de cet espace de 1300 m2 auront représenté un investissement de deux millions d’euros, essentiellement subventionnés à hauteur de 872 000 € par le conseil régional de Picardie dans le cadre du Contrat Régional d’Agglomération.

 

Les 43 agents, qui tout au long de l’année font vivre ce service, depuis l’accueil périscolaire dans les écoles, aux points informatiques, en passant par les centres de loisirs ou les espaces jeunes, représentent une dépense de fonctionnement de plus d’un million deux cent mille euros par an. Bien entendu nous recherchons, pour la plupart des activités, des subventions, au titre de la famille ou de la prévention de la délinquance.

 

Car ces dépenses relèvent aussi de la prévention, et nous préférons agir sur ce domaine de plus en plus déserté par l’Etat, plutôt que de développer par exemple les services de la police municipale. A mon sens, la sécurité des biens et des personnes est d’abord une prérogative de l’Etat, et je tiens à saluer ici les efforts de nos gendarmes, qui ont à gérer des formes endurcies de délinquance dans notre secteur. Je pense avec émotion bien entendu à ce moment aux commerçants clermontois, qui ont été victimes d’agressions à mains armées ces dernières semaines. Prévention et répression ne doivent pas être opposées, les deux sont nécessaires dans une société démocratique, et la collaboration entre notre collectivité et la gendarmerie montre que nous savons dépasser ces vaines querelles. Nous avons ainsi depuis quelques jours acquis et mis à disposition de la brigade de gendarmerie de Clermont, à sa demande, trois VTT, afin de faciliter la mobilité des militaires dans certains secteurs de la commune.

 

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2009 aura vu aussi la naissance de l’épicerie sociale « Coup de pouce », qui fonctionnait jusqu’alors dans un local peu approprié.

 

Un investissement de 320 000 € a été nécessaire, pour aménager dignement un bâtiment qui sert à la vente de produits de première nécessité, mais aussi à la rencontre entre des travailleurs sociaux de différentes institutions et une partie de notre population, particulièrement affectée par la crise économique. Là encore des partenariats financiers ont pu être trouvés : 30 % auprès du conseil général de l’Oise et 10 % par la CAF.

A l’année, l’épicerie consacre une aide directe de 35 000 €, somme qui devrait croître avec l’aggravation constatée des chiffres du chômage.

Voici une représentation concrète de la solidarité à Clermont.

 

Un autre investissement majeur de 2009 marquera durablement notre commune : je veux évoquer ici la fin des travaux de rénovation du centre ville.

Gigantesque chantier commencé en 1996 au pied de l’église Saint-Samson, poursuivi tranche par tranche, en fonction des disponibilités budgétaires de la commune, nous l’avons mené à bien jusqu’au bas de la rue de la République, refaisant même, grâce à une baisse des coûts des matériaux, la rue Georges Fleury menant à la Sous-préfecture.

 

Je voudrais ici saluer l’excellent travail initié par le maître d’œuvre, qui, avec professionnalisme, disponibilité et souplesse a su gérer les souhaits de la Municipalité, la concertation avec la population, et la coordination des entreprises intervenant sur ce chantier, qui aura suivi, vous le savez, les travaux initiés auparavant par la communauté de communes pour nous apporter un réseau d’assainissement tout neuf.

 

Aujourd’hui ce chantier est derrière nous, à quelques branchements électriques près. Le centre ville est transformé. La valeur esthétique du travail est reconnue et appréciée, tandis que le changement de sens de circulation de la sacro-sainte automobile, dans cette rue qui est le cœur de la commune, a eu peu de détracteurs, comme le laissait supposer les réunions de concertation avec la population et avec les commerçants. Je voudrais saluer ici la patience de ceux-ci, car ils ont vécu des mois difficiles. Et je voudrais aussi leur rappeler que ces investissements coûteux visent à améliorer l’image de notre centre, à inciter les gens à le fréquenter.

 

Les fameuses bornes de stationnement « 30 minutes », qui ont coûté 26 000 € à la collectivité est un exemple de notre écoute et de notre compréhension des contraintes du commerce en ville.

 

Mais je rappellerai que transformer le badaud en consommateur est le travail des commerçants et d’eux seuls. La majorité s’en acquitte avec beaucoup de goût et de professionnalisme, avec la qualité de l’accueil, du produit et du service. D’autres devraient réfléchir, avant de sortir leurs poubelles en plein après-midi ou d’adopter des horaires d’ouverture élastiques.

 

Nous avons tous besoin, commerçants comme habitants, d’un centre-ville dynamique. C’est pourquoi, avec la Chambre de Commerces et d’Industrie de l’Oise, nous allons signer une convention d’action pour accompagner le commerce de centre-ville, avec pour objectif de déclencher un financement FISAC (fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce).

 

La ville va d’abord financer une étude réalisée par la Chambre, qui apportera un diagnostic sur la structure du commerce dans notre bassin de vie et élaborera des pistes de développement du commerce et de l’artisanat. Cofinancée par l’Etat, cette étude coûtera 8000 €.

 

Nous poursuivrons cette année encore l’aide à la réfection des vitrines, comme nous l’avions déjà fait pour la restauration des façades des maisons.

 

 

Le succès qui a salué les travaux d’embellissement de la rue de la République emporte l’enthousiasme aussi des riverains des rues périphériques. Et il est vrai que, par contraste, désormais, quelques rues proches de l’hyper-centre apparaissent plus sombres. Aussi, d’autres travaux seront à envisager dans les années à venir : rue Grévin, rue de la Porte Nointel, rue du donjon par exemple.

 

 

D’autres investissements comme l’acquisition d’une balayeuse de 125 000 €, ou d’un camion pour 109 000 €, d’autres dépenses d’entretien, qu’il serait trop long et fastidieux d’énumérer ici, ont été consentis par le budget communal. Mais d’autres types d’action sont à relever également.

 

L’an dernier, à cette même place, je vous annonçais la création imminente du conseil local de développement durable. Dans l’année, nous avons créé ce que je vous avais annoncé.

 

Cette nouvelle instance est d’abord inspirée par la philosophie liée au développement durable, qu’il serait réducteur de résumer à l’écologie. L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables, qui concilient les trois aspects économique, social, et environnemental des activités humaines.

 

C’est sur ces trois piliers que reposent les débats et réflexions ouverts au sein de ce conseil, qui nous oblige, nous élus, à élargir notre champ de vision à des problématiques, qui nous sont rappelées par ces concitoyens venus d’horizons divers, choisis pour siéger dans cette instance.

 

Mise en valeur du patrimoine, déplacement dans la ville, économie solidaire, éducation à l’environnement sont actuellement les quatre thèmes dont se sont saisis les membres du conseil depuis septembre dernier.

 

Il est bien entendu trop tôt pour tirer un premier bilan. Pourtant l’existence même de ce conseil bouscule les habitudes, oblige les services municipaux comme les élus à redéfinir les processus de décision. Et déjà, rien qu’en cela, l’effet est positif. Nous accompagnons maintenant les membres de ce conseil pour passer des idées aux projets.

 

Remarquons au passage que des élus de plusieurs communes du département se sont montrés intéressés par cette nouvelle expérience.

 

En évoquant tout à l’heure les trois principaux investissements de l’année, nous avons parlé de 2 336 000 € de dépenses qui ont alimenté une économie très au ralenti.

 

Car 2009 aura été aussi une année marquée par un contexte national difficile : une crise économique comparée à celle de 1929, des réformes administratives menées au pas de charge devant les caméras et à la philosophie dangereuse.

 

Nous avons répondu à l’appel du chef de l’Etat, en participant à la relance de l’économie, car nous sommes persuadés que c’est l’un des rôles de la puissance publique, en temps de crise.

 

Et nous voyons là d’ailleurs une contradiction dans la pensée libérale du président de la République sur le rôle de l’Etat. Car enfin, alors qu’il salue dans ses discours le modèle social français comme bouclier salutaire à la crise, il ne cesse de réformer, en cassant ce même modèle social.

 

Quelques uns d’entre vous se demandent peut-être ce que ces propos viennent faire dans un discours local… Ce sont les mêmes, généralement, qui font du mot « politique » un gros mot, comme une perversion de la démocratie alors même qu’il en est un des rouages essentiels.

 

Comprenez, Mesdames et Messieurs, que je ne suis pas contre la réforme des politiques publiques.

 

J’ai bien conscience que les dépenses publiques doivent être toujours mieux pensées et que des économies restent à trouver, car les prélèvements sur les familles ne cessent d’augmenter et deviennent insupportables.

 

Ceux qui suivent ce qui se passe à Clermont savent que c’est un leitmotiv, depuis que je suis arrivé à cette fonction de Maire : ne pas augmenter les impôts locaux. C’est ce que nous avons fait depuis cinq années maintenant, en gelant les taux des taxes foncières et taxes d’habitation proposés au conseil municipal.

 

Ceux qui suivent ce qui se passe à Clermont savent aussi que les dépenses ne sont pas somptuaires, que l’enrobage de nos actions n’est pas une de nos priorités. On nous en ferait presque le reproche, en nous soupçonnant pour les plus excessifs de manquer d’ambition pour notre commune.

 

A Clermont, depuis peut-être plus longtemps qu’ailleurs, nous sommes attentifs au contenu et au niveau de nos dépenses. L’apport de la taxe professionnelle ayant de tous temps été faible dans le budget communal, les maires qui se sont succédé depuis près de trente ans savaient que les efforts étaient principalement portés sur les ménages.

 

Or, lorsque je regarde les réformes initiées par le chef de l’Etat sous prétexte de faire des économies, je vois surtout un démantèlement du service public, un coup mortel porté au fameux modèle social français. J’y vois une application  finalement brutale et idéologique du libéralisme, là où on nous vante du pragmatisme et de l’efficacité.

 

Et cette duperie est ignoble, car elle se fait toujours sur le dos des mêmes.

 

Encore une fois, je ne suis pas contre la réforme de nos institutions administrative et politique. Mais qui va croire, par exemple, que la réforme de la carte judiciaire sera source d’économie pour l’Etat ?

 

A Clermont, un bâtiment appartenant au conseil général de l’Oise et abritant le tribunal est désormais fermé. La justice d’instance, les nombreux dossiers de tutelles liées à la principale activité locale sont traités depuis cette semaine à Beauvais, où rien n’est prêt pour accueillir les équipes. Des constructions, des aménagements seront nécessaires.

 

Certes, la justice pourra encore être rendue dans notre ville, mais à la condition que nous, mairie, nous fassions des dépenses pour accueillir ce qui s’appellera des audiences foraines. Nous avons déjà reçu un courrier en ce sens. Alors bien sûr, nous mettrons régulièrement, au service de la justice, des locaux et des moyens matériels pour fonctionner, mais où sont les économies pour les contribuables ?

 

Si nous évoquons maintenant la réforme de la carte sanitaire, là nous trouvons certainement l’application de logiques implacables, selon lesquelles moins l’hôpital aura de moyens financiers, moins les dépenses seront élevées. La suppression des lits d’hospitalisation dans le secteur public se poursuit. Aller toujours plus loin pour se faire soigner, dépenser toujours davantage pour avoir accès aux soins, est-ce cela faire des économies pour la population ?

 

Je veux dire ici combien nous soutenons le combat de Claude GEWERC pour mener à bien la reconstruction de l’hôpital général qui sera garante de la pérennité de l’établissement. Et je sais qu’avec les équipes administrative et médicale des efforts sont réalisés au quotidien pour rendre crédible la sauvegarde et le développement de cet hôpital. (500 NAISSANCES EN 2009)

 

Là encore, la philosophie qui sous-tend le projet Bachelot ne va pas dans le bon sens à mes yeux.

 

Prenons maintenant la réforme des collectivités territoriales, qui nous est présentée comme un allègement des charges, tant le nombre d’élus serait important et le fameux « mille-feuilles » administratif soudainement compliqué.

On pourrait trouver-là quelques relents poujadistes nauséabonds, dans les discours entendus.

 

La réforme territoriale supprimera le conseiller général et le conseiller régional pour faire naître un nouvel élu territorial qui siègera dans les deux collectivités. Qui peut sérieusement prétendre que des économies seront ici réalisées ? S’agit-il d’évoquer les indemnités des élus, alors même que celles-ci ne représentent qu’une part infinitésimale des budgets de ces collectivités ? A droite comme à gauche, de nombreux élus locaux s’interrogent sur le sens de ces projets et ses conséquences sur le terrain.

 

Alors que de vraies réformes seraient effectivement nécessaires dans le but d’améliorer l’action publique tout en réduisant ses dépenses.

 

Y aura-t-il un gouvernement pour prendre à bras le corps le problème de la multiplicité des communes et de l’enchevêtrement des structures de coopération intercommunale ? N’y a-t-il pas des économies à réaliser dans la mutualisation des moyens matériels et humains ?

 

Le MEDEF a obtenu gain de cause avec la suppression de la taxe professionnelle. Quel que soit ce qui remplacera cette taxe, ce qui ne sera plus payé par les entreprises devra bien être cherché ailleurs ! Et là on devine vite qui seront encore visés : vous !

 

Dans le Clermontois où la taxe professionnelle était perçue directement par la communauté de communes, nous allons devoir tous ensemble chercher des solutions. Il nous faudra pallier la baisse des recettes due à cette réforme fiscale, sans pour autant baisser la qualité de nos services publics.

 

J’ai noté avec intérêt hier soir la proposition d’Alex SEGHERS d’entamer une réflexion entre les élus et la population sur l’avenir de notre communauté de communes dans les décennies à venir.

Peut-être devrons-nous plus tôt que prévu nous donner les moyens de nous transformer en communauté d’agglomération, ce qui nous ouvrirait de plus avantageuses dotations de l’Etat ?

 

Peut-être devrons-nous revoir l’organisation de nos administrations respectives, afin de faire des économies d’échelle ?

 

Bref, effectivement, des réformes sont nécessaires au niveau national pour inciter les différents échelons des collectivités à mieux travailler ensemble, mais des initiatives locales seront tout aussi nécessaires si nous voulons continuer à bâtir ensemble, au cœur de l’Oise, un territoire original où il fait bon vivre et travailler.

 

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Alors malgré toutes ces incertitudes administratives et financières qui planent au dessus de nos têtes, il faut bien que nous nous projetions dans l’avenir. Car sans réellement savoir ce que chacun des partenaires financiers sera en mesure de nous octroyer, nous devons continuer à construire des projets, pour faire avancer notre ville et notre territoire.

 

Amélioration du cadre de vie, entretien des voiries et bâtiments communaux, animations, soutien au mouvement associatif et au commerce de proximité seront au cœur de nos préoccupations en 2010 à Clermont.

 

L’amélioration du cadre de vie ne répond pas simplement à une vision d’esthète, détachée des problèmes locaux. Les différents chantiers que nous entreprenons à travers la ville ont d’abord un intérêt économique direct, en faisant vivre des entreprises de la région. Par ailleurs, embellir la cité, la rendre accueillante ne peut que donner de la fierté à nos concitoyens et leur rendre l’envie de mieux vivre la ville. Enfin, il s’agit d’une responsabilité de notre génération d’entretenir un patrimoine architectural et naturel remarquable.

 

La consolidation des ruines du donjon médiéval de Clermont sera poursuivie cette année. Le dégagement des éboulis, la réfection des murs doivent nous permettre d’utiliser cet espace majestueux, dans le prolongement de la promenade du parc du Chatellier. Un million d’euros auront été consacrés ces deux dernières années à cette tâche, financée à 50% par le département et à 30% par l’Etat. Des parties encore inconnues jusqu’alors ont été découvertes sur et sous le bâtiment. Une nouvelle campagne est à l’étude cette année, pour une enveloppe estimée à la moitié de la précédente, soit 500 000 €. Si nos partenaires financiers suivent dans les mêmes proportions cette dernière tranche, nous aboutirons à nos souhaits : rendre accessible au public et faire revivre le sommet de notre colline, à l’origine de la ville de Clermont.

 

La restauration du parc du Chatellier, préparée dans la concertation par un bureau d’études spécialisé, doit cette année faire l’objet d’un montage administratif et financier. Le site étant classé, les autorisations de travaux doivent recevoir l’aval du Ministère de la Culture. Là encore le contexte budgétaire des uns et des autres sera maître du calendrier de ce projet que nous ne pouvons porter seuls.

 

Un parcours des roses sera inauguré à l’approche de l’été, menant les promeneurs depuis le quartier de la gare jusqu’au pied du Donjon. Notre partenariat avec un pépiniériste spécialisé en roses anciennes se resserre et une nouvelle variété de rose porte désormais le nom de « Belle de Clermont ». Elle agrémentera les futurs massifs et jardinières à travers la cité. Même si nous ne sommes pas adeptes des récompenses diverses que peuvent recevoir les communes pour surtout agrémenter la communication des élus locaux et qui servent le temps d’une belle photo dans la presse, nous souhaiterions évaluer le parti pris que nous avons adopté en privilégiant, vous le savez, des critères respectueux de l’environnement, pour agrémenter nos massifs. Fleurs vivaces, paillage, faible consommation d’eau, seront donc présentés cette année au jury de concours des villes fleuries.

 

La réfection des voiries et bâtiments communaux est une constante de la bonne gestion d’une commune, vous en conviendrez. Pour ce qui est des rues, les conditions climatiques des deux dernières années ont créé d’importants dommages. Nous avions dès 2009 refait entièrement la rue Philippe de Beaumanoir et nous devrons porter nos efforts sur d’autres voies, pour stopper la création de ces fissures et trous qui s’aggraveront, en n’en pas douter, dès la fin de l’hiver.

 

En dehors de cet entretien courant, deux carrefours seront transformés au cours de cette année. Pour un coût de 300 000 €, ce sera d’abord la place Camille Sellier : après la création d’un giratoire provisoire qui satisfait tout le monde, nous allons pérenniser l’aménagement et nous avons préféré différer sur 2010 l’investissement, car des contre-allées vont compléter le dispositif actuel, devant Pôle Emploi et devant la Mission Régionale. De nouvelles places de stationnement sécurisées vont apparaître, ainsi que des espaces de circulation pour deux roues. Ce sera la préfiguration de pistes cyclables, qui deviendront nécessaires dans les rues menant au collège Fernel comme à la Piscine du Clermontois.

 

L’autre carrefour que nous devrions terminer si les financements attendus sont obtenus : le croisement des rues de Béthencourtel et de Rotheleux. Des édifices menaçant ruine au pied de ce carrefour ont été incorporés dans le domaine de la ville. Leur démolition nous permettra d’élargir la voie et de sécuriser la circulation des automobiles et des piétons.

 

La sécurité routière a été un thème largement évoqué dans la presse, ces derniers mois, avec deux accidents heureusement sans victimes rue Pierre Viénot. Il y a quelques années des aménagements durs avaient été installés dans cette entrée de ville, afin de casser la vitesse des automobilistes au comportement incivique et dangereux. Nous avons missionné un bureau d’études en vue de proposer un aménagement moins artisanal et plus efficient, encore que la bêtise humaine n’est malheureusement pas dissoluble dans des réponses techniques !

 

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La gestion du patrimoine immobilier de la commune requiert la même attention que celle de la voirie. Si nous nous sommes résolus à vendre une maison rue de Paris devenue sans affectation, nous raserons cette année l’ancienne salle Van Broekhoven pour y aménager un parking face à l’école Pierre Viénot.

 

La salle Pommery dans laquelle nous sommes doit, elle, faire l’objet de rafraîchissement, et des subventions seront demandées pour la réfection de sa couverture et du faux-plafond actuellement à l’étude.

 

Le programme pluriannuel sur les écoles se poursuit cette année, avec l’isolation extérieure de la primaire des Sables et l’agrandissement de la maternelle Belle Assise.

 

L’aménagement des espaces extérieurs du centre socioculturel sera réalisé au printemps, pour un coût de  425 000 €. Des aires de jeux pour nos jeunes enfants seront installées et les abords du centre socioculturel seront embellis et sécurisés.

 

J’ai particulièrement mis l’accent sur les travaux cette année, pour vous montrer à quel point, notre commune, comme l’ensemble des collectivités territoriales bien entendu, ont un rôle primordial dans l’économie, et que dépenses publiques ne signifient pas gabegies, comme certains voudraient nous le faire croire.

 

Alors l’action d’une commune ne se résume pas à l’aménagement et à la construction. L’animation, la vie culturelle, le soutien au mouvement associatif sont aussi des axes que nous travaillons.

 

Je voudrais souligner particulièrement ce soir dans le domaine de l’éducation et de la culture, la mise en place d’un Contrat Local d’Education Artistique, en partenariat avec l’Education Nationale et la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Cinq classes des écoles primaires se sont inscrites dans cette démarche, avec deux acteurs culturels régionaux de renommée, le théâtre du Beauvaisis et l’Association Diaphane.

 

Je remercie les enseignants qui se sont engagés dans ce dispositif, qui apporte l’action culturelle auprès de leurs élèves.

 

La culture se porte bien à Clermont, même si nous n’entendons pas rivaliser avec les grandes villes qui disposent d’infrastructures dédiées. Vous le savez, au printemps, deux grands rendez-vous vous attendent notamment : le festival « divers et d’été » et les Zicophonies.

 

La 3e édition du festival « divers et d’été », les 12 et 13 juin, ne manquera pas de retenir votre attention, avec encore plus de troupes présentes sur le Parc du Chatellier. Au-delà du spectacle de qualité que nous vous proposerons, je voudrais souligner l’élan commun qui anime de nombreuses personnes autour ce projet sur l’ensemble du Clermontois. Actuellement 400 enfants de la communauté de communes répètent une « Batucada », défilé sonore qui traversera les rues de Clermont, en ouverture du festival le samedi 12 juin. C’est cette philosophie du partage, de la Fraternité qui fait de ce festival un moment fort et dense pour les habitants du centre-Oise.

 

Les Zicophonies sont elles un exemple brillant de l’initiative des associations locales. En partenariat avec la Mairie, avec le Conseil Régional, ce festival rock est devenu incontournable au fil des ans. Après la Grande Sophie l’an dernier, ce sera Jacques Higelin qui chantera ici même, devant, j’en suis sûr, plusieurs générations de fans. Dans un esprit d’ouverture, d’aide aux groupes régionaux, et aussi de volonté de voir des têtes d’affiches nationales se produire sur la scène clermontoise, le CLAJ exprime parfaitement notre souhait de fédérer les enthousiasmes et d’offrir de la qualité à nos concitoyens. La Municipalité suit donc financièrement les évolutions budgétaires de cette manifestation très attendue.

 

Je voudrais remercier ici l’ensemble des responsables et bénévoles des associations locales qui participent pleinement à l’animation de la ville. A l’automne, nous organiserons, comme nous nous y étions engagés, un forum des associations, au cours duquel nous refonderons les relations entre nous.

 

Nous consacrons chaque année presque 300 000 € de subventions au mouvement associatif, sans compter les aides matérielles.

 

Les Clermontois peuvent être ainsi fiers de leurs clubs sportifs. Certaines disciplines se montrent particulièrement brillantes. En 2009, nous avons vu le cyclisme décrocher une médaille d’or et deux médailles de bronze aux jeux olympiques handicapés, une équipe de tennis féminine accéder au niveau national, l’équipe de hand-ball remporter la coupe de l’Oise, le club de football atteindre la division d’honneur, ce qui était attendu depuis longtemps, d’excellents résultats en karaté,… bref, au risque de contrarier quelques présidents de clubs, j’arrêterai là une liste qui fait la fierté de notre commune. Nous nous donnons de toute façon l’occasion, au cours de l’année, de récompenser les associations sportives pour leurs résultats, en allant spécialement à leur rencontre. Un grand merci aux responsables pour leur dévouement, pour la part éducative qu’ils prennent dans le plaisir de faire découvrir aux jeunes et aux moins jeunes leur discipline. Qu’ils sachent par ailleurs que nous allons installer huit défibrillateurs dans les points principaux de la ville (stade, salle de fêtes, hôtel de ville notamment), afin de sécuriser les grands rassemblements de foules.

 

Permettez-moi enfin de remercier particulièrement tous celles et tous ceux qui oeuvrent au quotidien pour servir notre commune et ses habitants : les maires-adjoints, les conseillers municipaux. Mais mon équipe ne serait que peu de choses sans la compétence du personnel communal qui s’investit pleinement au quotidien dans sa mission de service public de proximité. Les intempéries de ces derniers temps ont montré sa réactivité, même si tout n’est jamais parfait et même s’ils ne peuvent être partout en même temps.

 

J’en profite également pour remercier nos partenaires institutionnels, je pense notamment aux services de la sous-préfecture, à ceux de la communauté de communes ou encore de la gendarmerie et des pompiers.

 

Arrivant à la fin de mon discours, je ne peux passer sous silence l’élection majeure qui aura lieu au mois de mars. Vous l’aurez compris, je veux parler des élections régionales.

 

Cette élection revêt une importance particulière, ici à Clermont, car mon ami Claude Gewerc est candidat à sa succession. Il aborde cette élection avec humilité et combativité, fort d’un bon bilan.

 

J’apporte mon soutien à Claude et je prendrai une part active à sa campagne que je souhaite victorieuse, afin qu’il puisse continuer à œuvrer pour le bien de la Picardie.

 

Je vous renouvelle mes vœux de bonne année, que vos projets soient couronnés de succès, que votre santé vous permette de profiter pleinement de la vie.

 

Bonne année à toutes et à tous.

 

Bonne année à Clermont.

 

 

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Je vous remercie de votre attention et permettez-moi, selon la tradition républicaine, de vous inviter à boire le verre de la fraternité.

 

 

                                                        Lionel OLLIVIER

                                                        Maire de Clermont

Par Section Clermont - Publié dans : locale
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